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 « Quel crime avons-nous fait pour mériter de naître ? » | Cathaline.
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PSEUDO : Kiwie.
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JOB : Chanteuse de rue.

MessageSujet: « Quel crime avons-nous fait pour mériter de naître ? » | Cathaline.   Jeu 16 Mai - 6:14


Cathaline B. Jones.

« Rien n'est vrai, rien n'est faux ; tout est songe et mensonge, Illusion du coeur qu'un vain espoir prolonge. Nos seules vérités, hommes, sont nos douleurs. »





Ah que coucou Bob. Viens, on va chasser la méduse.

Cat-un.

ÂGE ϟ Je suis née lors du siècle dernier, mon année de naissance est paire et il n'y a pas de deux dans celle-ci. Devinez. ♥
SEXE ϟ Avec plaisir.
ACTIVITÉ ϟ 6/10
REMARQUE ϟ Si je suis folle, c'est grave ?
Ah oui, et j'ai totalement bâclé la fin de l'histoire. Genre, vraiment. Désolée.

« Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. »



NOM ϟ « Jones. Plus commun, tu meurs. »
PRÉNOM ϟ « Cathaline Bianca. Enfin, je préfère Cat. Donc, tu m'appelles Cat. Compris ? »
SEXE ϟ « A ton avis ? ça se voit, pas ? Je suis une fille, bouffon. »
ÂGE ϟ « 18 ans. Ouais, je suis à peine majeur et je t'emm*rde. »
NAISSANCE ϟ « C'est que t'en poses des questions. Je suis née le 5 avril. »
NATIONALITÉ ϟ « Angleterre. »
ORIENTATION ϟ « Hétérosexuelle. C'est quand tu veux mon chou ... non je déconne. Tu m'approches, je te casse le nez. »
PROFESSION ϟ « Tout et n'importe quoi : dealeuse, chanteuse de rue, vendeuse d'armes ... tant que j'ai de l'argent pour m'acheter mes 'teilles, je suis preneuse. »
GROUPE ϟ En-haut.



CARACTÈRE



Gamine apeurée par l'unicité de son monde, elle noie peur, chagrin et regrée dans l'alcool. Une cicatrice, un joint, un verre de whisky, voilà ce qui la définie. Elle hurle sur Jack dans Titanic, parce que voilà, il y avait de la place pour deux sur cette putain de porte. Puis elle pleure devant l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux aussi. Sans oublier qu'elle est tétanisée devant Harry Potter et la chambre des secrets, mais pas devant un film d'horreur. Parce que ouais, les araignées très peu pour elle, puis même le gamin il entend « tuer » dans les couloirs. C'est flippant. Elle danse comme une folle sur du Johan Jett ou devant Grease. Puis elle chante aussi, elle chante de tout et elle le fait bien. Tellement bien. Peut-être même encore mieux qu'elle ne roule les joints, et ce n'est pas peu dire. Parce qu'elle ressent les paroles, elle vit de musique et de vodka fraiche. Oh oui. Sa guitare est sa meilleure amie. Elle cogne aussi, pour tout et n'importe quoi. Un simple regard peu l'énerver, en réalité. Alors, elle frappe, elle se bat, elle finie à l'hôpital, elle saigne, revient avec un oeil au beurre noir. Elle a mal, elle se sent vivante, elle aime ça. Puis, elle boit, se met en danger, elle se sent vivante, encore une fois, elle adore ça. Puis elle se drogue, se sent partir, espère ne pas revenir, revient, à l'impression d'être vivante une dernière fois et adule ça. Cat, elle joue avec sa vie, explore les limites de son corps et ne les trouve pas. Alors, elle va toujours plus loin, toujours plus vite, espérant le non-retour. Et elle revient. Toujours, elle revient. A son plus grand désespoir, elle revient. Cat elle aime le sang et les dessins animés. Cat elle aime les joints et les bonbons. Cat elle aime l'alcool et son doudou. Elle est l'enfant incrédule du monde moderne. Elle n'est ni vivante, ni morte. Elle ne se voit pas d'avenir, souffre son présent et oublie son passé. Violente, alcoolique et droguée, elle s'évertue à détruire toute chance qu'elle aurait de s'en sortir. Elle fuit sa réalité et celle que vous voudriez lui imposer. Cat, on ne sait plus qui elle est. Elle-même l'a oublié. Cat on ne la connait que défoncée, sobre elle ne l'est plus jamais. Alors, elle rit de tout et n'importe quoi. S'énerve parfois. Dors beaucoup. Elle est un chat, elle mange, elle dort, elle joue, et ainsi de suite. Sa vie n'a pas le moindre but et elle s'évertue à ne lui en donner aucun.
« Si je bois, c'est pour rendre les autres intéressants. »

EN UN MOT : MA VIE.



Un corps rachitique, où les quelques rares formes ne sont que chances providentielles, est allongé sur un lit blanc, au milieu d'une pièce parfaitement impersonnelle et blanche, dans un bâtiment blanc, emplit de gens en blancs. Elle fixe le plafond, de manière absente, elle fixe un point lointain, un point en elle, plus que la morosité immaculé du plafond. Cela fait bien deux heures qu'elle est là, sans bouger. Dehors, c'est l'hiver, la neige tombe, tout aussi blanche que le reste, donnant un immonde côté chaste au paysage. Le corps se lève, tel un pantin désarticulé, comme si elle portait le poids du monde sur ses épaules frêles. Elle ferme le volet de sa chambre d'hôpital, plongeant son espace dans la même obscurité que le sont ses pensées. Puis elle retourne s'allonger, fermant ses yeux, lasse de penser. Lasse d'exister.

Un homme en blanc entre dans sa chambre, ouvre le volet et regarde le corps immobile. Elle ouvre un oeil, puis l'autre et le fixe sans expression. On croirait qu'elle est absente, que son esprit vogue dans un ailleurs qu'on espère meilleur. L'homme en blanc lui parle, n'espérant même plus aucune réponse, maintenant habitué à son silence. Et elle le fixe, immobile, comme si elle ne vivait plus, comme si elle n'avait jamais vécu.

« Cathaline ... Cathaline ... réponds-moi. »

Rien. Silence radio. Aucune réaction, même pas un battement de cils, même pas une respiration un peu plus forte, rien. Son regard quitte l'homme en blanc pour se poser sur le paysage tout aussi blanc. Ça lui donne envie de vomir, tout ce blanc, cet endroit, cet ailleurs, tout. Cela allait la rendre dingue, encore plus, en tout cas. Elle se sentait captive, enfermer dans un endroit trop petit où les murs se rapprochaient un peu plus chaque jour. Elle se sentait emprisonnée contre son gré et, en effet, il y avait un peu de ça.

« Cathaline ... »
« C'est Cat, d'accord ? Cat ! Pas Cathaline. Je m'appelle Cat ! »

Le psychiatre n'eut rien le temps de voir venir qu'un poing osseux s'abattait sur sa tempe. Elle ne mangeait plus, elle ne riait plus, c'était la première fois qu'elle parlait depuis des mois. Elle était là, face à lui, dans cette chemise blanche que l'hôpital lui avait donnée. C'était trop grand. C'était trop moche. Elle alla s'asseoir à nouveau, tirer de sa léthargie, elle était la rage même. Elle haïssait cet homme, cet endroit, la terre entière, l'univers entier. Elle voulait fuir, loin, toujours plus loin. Elle voulait découvrir un ailleurs, peu importe lequel, quelque chose lui offrant l'oublie. Elle voulait s'exploser le cerveau, se transformer en légume, oublier le moindre souvenir, le moindre sentiment. Oublier son odeur et son visage. Oublier qui il était et qui elle était avec lui. Tout oublier. Arrêter de penser. Arrêter de souffrir. Et si pour cela, elle devait arrêter de respirer, elle le ferait. Elle fixa le psy devant elle, prête à parler. Il se frotta légèrement le visage, ne prenant pas la peine d'appeler les infirmiers, elle avait toujours eu des tendances violentes depuis deux mois qu'elle était ici.

« Pourquoi as-tu fait ça, Catha...Cat ? »
« Pourquoi j'ai fait quoi ? »
« Pourquoi as-tu voulu mettre fin à tes jours ? »
« Pourquoi pas ? »

Il soupira. Ce n'était pas possible, il n'arriverait à rien. Elle s'approcha de sa fenêtre, observant l'étendue blanche si morne. Elle fixa le ciel, longtemps. Elle voulait lui dire, elle voulait tout dire. Mais elle n'y arrivait pas. Quelque chose en elle la poussait à ne pas répondre. Elle se trouvait pathétique. Elle l'était.

« Mais à quoi pensais-tu ? »
« Et bien à des poneys, voyons. Je pensais à des poneys, roses, à pois verts. Même qu'ils font des cacas papillons et vomissent des arc-en-ciel. »

Elle afficha un petit sourire ironique. Elle se cachait derrière ses sarcasmes. Elle préférait tout plutôt que de raconter ce qu'il avait pu se passer cette nuit-la, dans cette voiture. Elle préférait tout, plutôt que de devoir revivre ce moment. Elle était prête à tout pour effacer tout ce sang de sa mémoire. Elle était prête à tout pour ne plus revoir son crane fracasser contre le pare-brise. Elle était prête à tout pour ne pas se souvenir que s'était-elle qui avait hurlé pour qu'il évite le chien devant la voiture. Elle était prête à tout pour ne plus se dire qu'elle l'avait tué.

« Cat, si tu ne me dis rien, tu ne sortiras jamais. »

Elle releva la tête. C'était du chantage. Elle n'aimait pas le chantage, pourtant, il avait raison. Elle fixa ses yeux dans les siens. Des yeux expressifs, des yeux où l'on pouvait lire haine, remords, douleur, désespoir, mort. Tout son être dégageait ça. Elle ne souriait plus, tant qu'on n'allait jusqu'à se demander si elle avait déjà sourit. Elle ne mangeait plus, se douchait à peine. Elle n'était qu'une ombre. Elle n'était plus que son ombre.

« D'accord. Il était une heure du matin, on avait bu. Le chien à débarquer de nulle part. J'ai hurlé, il l'a esquivé. Il neigeait, comme aujourd'hui. La voiture a dérapé. On a foncé droit dans le faussé. On a enchaîné les tonneaux, trois ou quatre. Puis plus rien, silence totale. Calme. »

Elle marqua une pause, retenant les larmes qui voulaient s'échapper de ses yeux biens trop forts pour les laisser faire. Elle ne pleurerait pas. Elle ne pleurerait plus. Jamais. Elle prit une grande inspiration, elle devait continuer. C'était une priorité, sa liberté en dépendait. Elle avait besoin de cette liberté, celle qui lui laissait le loisir de se détruire, de se persuader qu'elle pouvait fuir. Elle avait besoin de sortir, de fumer, de se sentir partir, de boire, de se sentir fuir.

« J'ai ouvert les yeux. J'avais mal partout. Et je l'ai regardé. Il était là, à côté de moi. On ne distinguait plus ses yeux, ni même son nez, ni même sa bouche. Il y avait du sang partout. Partout. Partout. Partout. Il y avait un truc visqueux aussi. J'ai hurlé. Aussi fort que je pouvais. Il était mort. Il était tout ce que j'avais et il est mort et je l'ai tué. J'ai préféré sauvé un chien plutôt que lui. Sans moi il serait encore en vie. »

Le psy la regardait, intéressé. Il se taisait, n'émettait que des sons formés d'onomatopées. « Hinhin. » « Hum ... » « Ah. », le genre inutile. Elle, elle continuait, elle déballait tout. Elle lui offrait sa vie entière depuis cette nuit d'enfer. Elle lui montrait comme elle avait mal, comme c'était dur, et il voyait. Elle lui montrait son besoin de liberté, et il comprenait. Elle lui montrait son désir d'air pur, et il l'exauçât au bout d'un mois.

Sortir après trois mois d'enfermement fut bien plus dur qu'elle le pensait. Le monde allait si vite, tout tournait trop vite. C'était trop rapide pour elle, trop brutal. Elle manqua de se faire renverser cinq fois dès le premier jour. Mais, enfin, elle rentra chez elle. Sa mère prit autant soin d'elle qu'elle le put. Mais, elle n'avait plus aucune joie de vivre. Cat ne riait plus, ne se levait toujours pas, ne mangeait pas plus qu'avant. Les médecins disaient que ça reviendrait ... et ça ne revint jamais tout à fait. Elle vivait pour s'échapper. Elle tomba dans l'alcool. Et ça ne suffit plus. Elle tomba dans la drogue. Et ça ne suffit toujours pas. Mais elle se sentait mieux, elle pensait moins. C'était bien.

Un soir, elle rentra de soirée, complètement déchirée (comme tous les soirs). Elle se coucha, dormis comme une masse jusqu'à quatorze heures. Lorsqu'elle se leva, elle vit que sa mère lui avait déposé une lettre sur son bureau. Une lettre tout ce qu'il y a de plus normal. Elle l'a lu, c'était bizarre, les indications étaient étranges et elle n'avait pas encore fumé. Elle décida qu'après une douce bouffé d'illégalité, elle pourrait raisonner. Elle roula, elle fuma, elle relu, elle partie et se retrouva au lieu dit. Elle entra. Sans trop savoir comment ou pourquoi. Elle avait envie, elle marcha. Elle espérait beaucoup de l'inconnu vers lequel elle allait. Elle continua, encore et encore et voilà qu'elle arriva en-bas. Elle tomba sous le charme. Directement. Elle décida d'y vivre. De continuer son autodestruction en ces lieux. Et dieu que c'était mieux.
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MessageSujet: Re: « Quel crime avons-nous fait pour mériter de naître ? » | Cathaline.   Mar 21 Mai - 11:03
Bienvenue Cathaline ! Ou plutôt devrais-je dire Cat. Ton personnage est nickel, elle a tout à fait sa place En-Bas. Alors je te valide et je te souhaite un bon séjour sous Londres. Amuse-toi bien !
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