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 VALENTINA ∞ Don't be a little pony.
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MessageSujet: VALENTINA ∞ Don't be a little pony.   Jeu 9 Mai - 10:15


DI LEONARDI VALENTINA

i'm ready for the fight and fate.





JOUEUR : t'es qui derrière ton ordi ?

POICHICHE.

ÂGE ϟ 18 ans.
SEXE ϟ féminin.
ACTIVITÉ ϟ 7/10
REMARQUE ϟ je suis une licorne.

CARTE D’IDENTITÉ : montre moi tes dents



NOM ϟ di leonardi.
PRÉNOM ϟ valentina.
SEXE ϟ féminin.
ÂGE ϟ vingt ans.
NAISSANCE ϟ quatorze février.
NATIONALITÉ ϟ italienne.
ORIENTATION ϟ hétérosexuelle.
PROFESSION ϟ étudiante en photographie, et blogueuse vestimentaire.
GROUPE ϟ En-Haut.


CARACTÈRE



Valentina est une jeune fille qui aime la vie. Elle est dynamique, et joyeuse. Pour elle, chaque seconde est un moyen de s'amuser, d'inventer une nouvelle histoire, de faire les 400 coups. Ce n'est pas une fille peste, manipulatrice ou calculatrice. Ce n'est pas non plus une cruche. Elle est juste incroyablement banale. Elle se fond dans la masse sans faire de vagues. Ce n'est pas une grande révolutionnaire, mais ce n'est pas une trouillarde non plus. Elle n'est pas dans les extrêmes, elle est toujours pile au milieu.

Il lui arrive de fuir, parfois. De fuguer, pour tourner le dos à ses problèmes. Elle est une utopiste, qui croit encore au prince charmant sur son beau destrier blanc. Et c'est pourquoi, elle a du mal à avoir une relation avec un mec. Elle finit par se lasser, comprendre qu'il n'est pas parfait, qu'il n'est pas comme son prince, celui qui est dans ses rêves. On finit toujours par la plaquer, Valentina. C'est une jeune femme, qui fait semblant de ne pas grandir.

Elle n'est pas très mature. Elle est fragile, et accorde trop vite sa confiance aux gens. Ils finissent toujours par profiter d'elle. Immaculée, et pourtant emprunte de vices, la demoiselle aime fumer, boire, se droguer. Ça la propulse dans des mondes parfaits, des mondes au-dessus des nuages. C'est une lame à double tranchant. En même temps, si pure, et pourtant si décalée. Elle cache ses excès, fait même en sorte qu'ils ne se voient jamais, se convint même qu'ils n'existent pas.

Les gens ne vont pas vers Valentina. Et elle ne va pas vers les gens. Elle est curieuse, mais jette juste des regards discrets, chuchote pour elle-même des secrets. On pourrait croire qu'elle est entourée d'amis, mais ce n'est pas une fille populaire. Elle a l'air aimée, mais elle est vraiment seule. Pourtant, ça ne la gêne pas vraiment. S'il y a quelqu'un, elle est heureuse, et s'il n'y a personne, elle est heureuse aussi.

HISTOIRE : raconte-nous tout

DES ÉCLATS DE RIRE QUI ME TRANSPERCENT DE TOUTE PART.





Elle est née à Venise, en Italie. Ses parents étaient des antiquaires. Les vieilles choses, elle connaissait. Elle vivait dedans. Les vieilles montres, les horloges, les vieux bijoux dont la couleur était cachée par la vieillesse, les statues en marbre auxquelles les araignées s'accrochaient. C'était un grand grenier, où chaque objet avait une histoire à raconter. Valentina était la cadette. Son grand-frère, Dino, était de cinq ans son aîné. Elle l'a toujours aimé son grand-frère. C'est lui qui lui a montré comment ouvrir la trappe qui menait au grenier. Son grand-frère, c'était le Lapin Blanc, en moins pressé. Et qui lui montrait un pays magique, dans lequel il fallait monter.

Quand tu eus sept ans, Dino t'a montré. Il avait tiré la languette avec le balai dans la cuisine, levé le bras, et actionné l'échelle. Elle s'était déroulée, comme par magie. « Fais attention à cette marche-là, la cinquième, elle est fragile. Elle risquerait de céder si tu poses ton pied dessus. » Il avait grimpé, doucement. Et tu l'avais suivi. Tout grinçait. Le parquet se plaignait à chacun de vos pas. « Mais tu ne dois le dire à personne, cet endroit sera notre secret, d'accord, Val ? » Tu avais hoché la tête, tu promettais. Il avait sourit, et t'avait ouvert une vieille mâle, il en avait sorti un parchemin. Il sentait bon, le papier qui a attendu longtemps qu'on le touche. « Si tu romps le secret, tu devras passer la nuit dans la cave. » Il s'était penché vers toi. « Tu n'aimerais pas te retrouver seule là-bas, n'est ce pas ? Il parait qu'il y rode un monstre. Et si quelqu'un se trouve la nuit, dans son territoire, il le tue, en commençant par lui couper la tête, et lui sucer la cervelle. » Tu avais posé tes mains sur tes oreilles, en fermant les yeux. Tu ne voulais pas en savoir d'avantage. Il avait attrapé tes poignets et t'avait pris dans ses bras. Il sentait bon, la lavande et le muguet. « Ne sois pas effrayée, Val, tu n'y iras pas si tu gardes le secret. » Tu avais promis.

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A 19 ans, Dino quitta la maison pour ses études. Tu avais alors 14 ans. Il t'arrivait régulièrement de monter au grenier. Tu aimais chiper un paquet de gâteaux secs, et l'emmener avec toi là-haut. Un jour, un nid d'hirondelles s'était installé dans l'embrasure du toit. Tu leur apportais quelques brindilles du jardin, tu les posais sur le parquet, et le lendemain, tu remarquais qu'elles avaient été utilisées pour la confection du nid. Dino partait en Amérique. Il t'avait montré où c'était exactement. Oakland. De l'autre côté du monde, près de la mer, en Californie. Et il était parti.

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Quand tu as eu 17 ans, il s'est posé la question de ce que tu ferais plus tard. Tu ne savais pas. Tu voulais continuer à te raconter des histoires, tout seule, là-haut, dans le grenier. C'était tellement plus amusant. Les œufs avaient éclot, les jeunes volatiles s'étaient couverts de plumes avec le temps, tu avais ouvert la fenêtre, et ils t'avaient offert leur premier envol. Maintenant, tes propres parents te poussaient du nid, mais tu avais peur que tes ailes ne puissent pas te porter, et que tu t'écrases au sol. Finalement, tu choisis la photographie. Et quand tu eus 18 ans, tes parents te payèrent des études à Londres. Tu vivais dans un petit campus, et maitrisait l'anglais, malgré ton léger accent qui te faisait rouler les "R" plus qu'il ne le fallait. Tes cours t'intéressaient, tu te faisais des amis. Tu sortis avec des mecs, même si ce n'était pas comme si tu n'avais jamais eu aucun copain avant l'Université. Mais ce n'était pas pareil. Le soir, les gens faisaient la fête.

Une de tes camarades de classe, Shayn, t'emmena sortir. Et la nuit t'avala. De jour, tu étais la petite étudiante sage. De nuit, tu devenais une autre personne. Tu étais électrique, insaisissable. Tu pouvais te déhancher au son de la musique qui explosait vos tympans, tout en ignorant les couples à quelques mètres qui se roulaient des gadins, se frottaient les uns contre les autres, entamaient les préliminaires de ce qui viendrait après la fête. « Valentina. Ce mec te regarde depuis tout à l'heure. » Elle sourit. « Viens, on va lui parler. » Elle t'avait entrainé, il était au bar. Ce blond, au sourire ravageur. Aux fossettes qui se découpaient dans l'ombre, aux mèches rebelles. « Bonsoir, mesdemoiselles. » Tu perçus. Mais il n'avait rien d'un prince charmant. Tu regardais ses lèvres qui bougeaient, mais le son ne te parvenait pas. La musique couvrait les octaves de sa voix, les mots mourraient à peine formés. Il posa sa main sur ton coude, et te montra la piste. Tu n'osas pas refuser. Shayn croyait tellement en toi.

Ton corps collé au sien. Tandis que ses yeux se plantaient dans les tiens. Tu ne pouvais pas penser à autre chose qu'à fuir. Tu n'aimais ce type. Il glissa sa main près de ta nuque, balaya tes mèches brunes de son souffle chaud. Ses lèvres papillonnaient près ton oreille. « Détends-toi. Apprécie la musique, et laisse-toi aller. » Tu soupirais. La sueur s'était mélangée à son parfum masculin. Quelque chose de fort qui pique le nez. Mais ce mec n'avait rien de ton prince sur son cheval blanc. Tu pivotas la tête. « Je suis fatiguée. » Tu rejoignis le bar, en priant pour qu'il ai compris le message, mais apparemment, non. Tu commandas un cocktail. Le serveur posa un verre au liquide bleu fluorescent, mais tu t'en fichais. Tu glissas les lèvres dedans, c'était alcoolisé, mais ça te détendait. Ça te faisait oublier la présence de ce pot de colle, ça te faisait t'envoler plus haut, plus haut que tout, plus haut que le grenier, plus haut que les nuages. Tu ne vis même pas la pilule qu'il avait glissé dans ton verre, au moment où tu t'étais retournée vers Shayn pour lui dire que tu voulais rentrer, et qu'elle t'avait dit qu'elle voulait rester encore un peu. Elle avait pris ton verre à moitié plein dans sa main droite et dans sa main gauche, elle tenait la main du blondinet. Elle ne savait pas qu'elle tenait alors respectivement la cause et la conséquence de son triste destin. Alors que tu rentrais en bus jusqu'à ton dortoir, et que tu t'assoupissais, sans savoir ce qui se passait sous les rayons argentés de la lune.

La drogue du violeur.

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Ces mots cognaient dans ta tête. Quand tu la vis à l'hôpital, et qu'elle te cracha au visage que c'était de ta faute. Pourtant, ce n'est pas toi que les gens regardaient avec haine à l'Université. Non, c'était bien Shayn. Les gens étaient sûrs que tu n'étais pas capable d'une chose pareille. Certains doutaient même que tu sois hétérosexuelle, ou que tu sortes le soir, que tu aies couché avec un garçon, que tu saches comment on faisait les bébés.

Pendant les vacances d'été, tu retournas à Venise. Tu avais besoin de retourner auprès de ta famille, de t'éloigner de tous les drames de Londres. Dino était même rentré à la maison. Ça t'avait fait du bien de le voir, de lui raconter ce qu'il s'était passé, il s'était contenté de hocher la tête. Tu n'avais pas osé en parler à vos parents. Ce n'était pas comme si tu avais commis un meurtre.

Un jour de juillet, ta mère frappa à la porte de ta chambre. Tu enregistrais le Vlog que tu avais prévu pour ton blog. C'était un gros projet, mais tu espérais que les gens allaient aimer ce que tu faisais. Tu avais alors coupé la caméra. « Chérie, tes amis t'ont envoyé une lettre, je pense. Ton nom est écrit dessus. » Heureusement pour toi, ta mère ne parlait pas anglais. Tu saisis donc le carton noir, et refermas la porte. Apparemment, tu devais te rendre à Londres.

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A la fin des vacances, tu retournais à Londres. Mais la rentrée t'occupa tellement que tu ne fis pas attention au petit carton noir, qui trainait dans tes affaires. Pourtant, il t'arrivait souvent de revenir dessus, et de te dire que tu devrais tenter de voir si c'était une farce de Shayn, une petite vengeance pour avoir pourri sa vie.

Tu avais suivi les instructions. Puis, le sol s'était dérobé pour te laisser entrapercevoir une vieille échelle. Machinalement, tu ne posas pas ton pied sur la cinquième marche. Toi, qui t'étais évertuée à monter, toujours plus haut, plus haut que le grenier, plus haut que les nuages, voilà que tu descendais, au centre du monde. Peut-être que de cette manière, tu arriverais de l'autre côté de la Terre. A Oakland. Les lumières qui tapissaient ce long couloir boueux, te rappelaient les stroboscopes dans les boites de nuit. Qui s'éclairaient assez pour que tu voies ce qui était à côté, mais pas assez pour voir tes pieds.

Et en ouvrant la porte, tes pieds se posèrent sur les feuilles mortes. Cela te rappela le doux chuchotement du parchemin entre les ongles de tes doigts. Tu avais promis. Toi qui voulait monter dans le ciel et t'envoler, tu t'étais enterrée.


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MessageSujet: Re: VALENTINA ∞ Don't be a little pony.   Sam 11 Mai - 19:04
Bienvenue Valentina ! Une histoire super agréable à lire, entrainante et intéressante. Je trouve génial qu'elle reçoive son carton lorsqu'elle se trouve en Italie, ça a de la dégaine. coeur Abracadabra te voilà en bleu ! (& woodkid ♥)
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