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 E C S T A S Y ♔ à consommer avec modération.
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PSEUDO : Myrtille
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ÂGE : 20

MessageSujet: E C S T A S Y ♔ à consommer avec modération.   Mer 8 Mai - 5:53


ECSTASY

si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser.






Les myrtilles ; elles sont bonnes.

MYRTILLE

ÂGE ϟ Bientôt 16 mamie.
SEXE ϟ Ta chienne. pardon ? /MUR/
ACTIVITÉ ϟ Variable, 6/10.
REMARQUE ϟ KHQSIUFEUIGVQJGNXUR ♡♡♡

Ceux-là nous fascinent ; ils ont l’air plus vrais.



PRÉNOM ϟ Ecstasy.
SEXE ϟ Une femme.
ÂGE ϟ Dix-neuf ans.
NAISSANCE ϟ 21.04.
NATIONALITÉ ϟ De l'Envers. D'origines anglo-italienne.
ORIENTATION ϟ Bisexuelle.
PROFESSION ϟ Employée au Limehouse. Can I ;w; ?
GROUPE ϟ En-Bas.


ON A L'AMOUR MAUVAIS



• Ecstasy, c'est le joli poison dont on aime s'enivrer.
• Ecstasy, c'est la drogue qui mène doucement à un point de non-retour.
• Ecstasy, c'est celle qui te mènera à ta perte avant de le réaliser.
• Ecstasy, c'est le doux paradoxe de la violence et de l'amour.

Regarde-là, la jolie jeune enfant aux cheveux roses malabar qui te regarde fixement de sa place, au fond de la salle. Elle qui semble ne se soucier de rien, avec son air de ne pas y toucher. Avec ses manies innocentes et enfantines, qui lui collent cette mélodie candide et implacable à la peau. Pourtant, elle, elle veut tout de toi. Cet amour débordant, elle veut se l'approprier, qu'un peu de chacun de vous lui appartienne, qu'elle se sente enfin exister comme elle l'a fait autrefois. Le monde dans lequel elle vit n'est qu'une jolie comédie où chacune des personnes qu'elle croise joue un rôle, et elle, en maîtresse du jeu, dupe, trompe, et se fourvoie. Elle sourit, la demoiselle. D'un sourire puéril et facile, qui lui accordera les bonnes faveurs et la sympathie des autres. Sa seule arme contre sa faiblesse grandissante et sa maladresse dissimulée sous des visages attendrissants.

Vous la voyez, et vous pensez d’Ecstasy qu'elle est sociable, joviale, une teinte légèrement frivole et légère dans le regard. Obstinée, audacieuse, parfois irresponsable et insouciante. Elle se délecte des bruits qui courent, se rie des à prioris, se plaît à nourrir cette curiosité malsaine qui les anime. Et au moment où une âme un peu trop effrontée l'interroge sur son passé, c'est sans plus attendre que la demoiselle se braque aussitôt et répond avec détachement, une once d'orgueil et une lueur impénétrable dans son regard livide.

Et elle se donne l'image d'une fille ouverte, l'inconsciente. Proche de la fragilité, de la vulnérabilité, elle laisse croire parfois qu'elle n'est qu'une jolie poupée manipulable, un peu cruche, de simple intelligence. Ô grave erreur que de la croire ainsi. Elle, en perpétuelle recherche d'affection d'autrui, elle manipule, tirant les cordes d'un jeu dont elle est coupable et victime. Une possessivité malsaine l'anime, et c'est sans remords qu'elle s'approprie l'affection des autres. Cette affection qu'elle recherche tant, elle, à qui on n'a pas appris à aimer correctement. Et qu'on lui résiste, qu'elle déteste ! Qu'elle hait voir quelqu'un lui imposer une quelconque résistance, un brin de provocation, pire, de l'indifférence. Quel affront à son égard.

Qu'elle est intolérante, la jolie poupée. Intransigeante, elle se montre dure envers les autres comme elle peut l'être avec elle-même. Oui elle est sympathique, amicale, autant que vous voulez. Mais qu'elle peut être sévère et un brin despotique. Ses mots dépassent souvent sa pensée, et son impulsivité est aussi conséquente qu'inéluctable. Elle se rend souvent compte de ses erreurs, mais comme il est impossible de le réaliser avant, elle perd vite ses amis ou se crée rapidement des ennemis. Elle est populaire, connue comme le loup blanc. Pas forcément pour ses élans de générosité, mais plutôt pour des histoires colportées à son sujet ou des bruits de couloirs la concernant. On l'aime ou la déteste, l’Ecstasy. Mais il n'y a pas de juste milieu.

Une nuit d'amour ; ça dure un quart d'heure.

LA VENGEANCE EST INCOMPATIBLE AVEC LA LIBERTÉ.




« Je marche dans la rue. Une de ces rues pauvre et délabrée, dans ces rues où la merde a tendance à remplacer les pavés de la ville. Je pense à ces salauds, tous ceux qui s’envoient en l’air dans les bordels du coin. Ceux qui s’envoient ma mère et asservissent mon père. Le pouvoir. Il bouffe, il ronge... Tous, ils y passent tous... Mais je les tuerai ces connards, ils paieront leur égoïsme, ils vomiront leurs tripes en même temps que leur vanité. Ces infatués paieront.

Je marche en direction du bordel, ce bordel que je connais bien, ce bordel où j’ai passé mon enfance à voir ma mère frappée, violée, défoncée. À voir ma mère hurler et simuler le plaisir comme la douleur. L’endroit est frêle, étrange. Un halo bleuté embaumant s’en dégage, attirant tous ceux qui s’en approchent. Ca ne m’attire plus. Je n’y vois plus d’intérêt. Les catins remuent du cul, hurlent sur les gamines qui les égalent en beauté. Il en faut pour tous les goûts, et beaucoup d’entre eux préfèrent les innocentes. Vous me dégoutez. Vous aimez sentir cette peau fine, cette soyeuse et chaleureuse enveloppe. Rien n’est plus satisfaisant que de se savoir maître, supérieur même quand on est qu’un mec basique, une pauvre merde comme vous. Rien n’est plus savoureux que de sentir qu’une pression forte peut broyer la vie tenue qui nous suce. Ma mère. Elle est si jeune, si jolie ma mère. Ils l’aiment, oh oui, ils l’aiment bien plus qu’elle ne les aime. Par devant, par derrière, ils savent l’aimer, avec les mains en de grandes gifles, avec leurs dents qu’ils n’ hésitent pas à enfoncer dans cette chair tendre qu’ on leur offre. Ils l’aiment de tout leur corps.

J’entre dans la bâtisse. Les clients habitués me rudoient un peu, je m’en fiche. Ils me poussent, me chicanent. Oui, fille de pute, et alors ? L’un d’eux peut être mon père. J’avance dans cette ambiance putride où l’air est épais comme du feutre. Je passe les murs qui respirent et me détache de cette idée qui me hantait enfant : ils ne me mangeront pas. La patronne n’est pas là, elle ne peut rien faire. La patronne ? Oh non, elle ne m’a jamais touchée, et quand bien même aurait-elle osé qu’elle l’aurait très rapidement regretté. Je ne suis pas sans défense.

Je monte les marches grinçantes qui ondulent sous mes pas. On m’attrape et me colle à des poitrines suintantes. Ma chérie me dit-on, vient nous voir plus souvent ! Elles aiment ça ces salopes. Elles aiment les bambins innocents qui ne pensent pas de mal de leurs culs aux enchères. Je passe de main en pute et de pute en main. On m’embrasse, on me touche, je ne dis rien et j’avance. Hommes, femmes, eclaves, maîtres, tous pensent me voler ma jeunesse morale. Mais pour qui me prennent-ils ? Gamine élevée entre la merde et la cyprine, quelle morale pourrais-je avoir ? Ma gueule d’ange me donne-t-elle des ailes ?

J’approche les flammes qui quêtent aux murs, me lèchent et s’écartent. Je suis trop jeune, trop différente pour elles. Elles ne peuvent pas me tenter, m’attirer dans leur chaleur ensorcelante. Les proprios ne m’aiment pas, et les lieux le savent. Ils se doutent que je les détruirai.

Je tape à la 9e porte et maman arrête de gémir. Je sens ses doutes, ses regrets. Comme elle culpabilise. Son client remue en elle, mais maintenant, elle sait que je suis là. Elle se détend. Je m’adosse au mur, les mains dans les poches de ma veste déchirée. Le mec vient de jouir et se rhabille. Elle se relève et ouvre la porte, le type sort. Fonctionnaire probablement. Il me regarde et me sourit. Il s’apprête à me dire quelque chose, mais croise mon regard et détourne les yeux. Il frissonne et dégage rapidement dans le couloir, cognant une fille de l’épaule. Je lui ai foiré son coup. Je souris à ma mère qui, nue, se tient contre le chambranle de la porte. Elle est belle ma mère.

Elle passe sa main dans mes cheveux et me prend contre elle. « Ma petite fille, dit-elle, Ma toute petite fille... Je ne veux pas que tu viennes, tu sais ? ». Et je répond oui, oui maman. Mais elle sait comme je sais, qu’ici est l’endroit où elle passe le plus de temps ma belle maman, et qu’entre deux clients je peux espérer la soutenir, la prendre dans mes bras et savoir qu’elle m’aime, comme je l’aime, que nous sommes là l’une pour l’autre tel que nous sommes. Elle m’accepte et je l’accepte... »

Elle arpente aujourd’hui les couloirs de la Limehouse, la demoiselle au regard trop bleu pour être chaleureux, aux jambes trop fines, au teint trop pâle, à l'allure trop diaphane à son goût. Pourtant, elle, elle demeure silencieuse et scrute chaque détail du monde qui l'entoure, cette Candy Lady. Laisse la se dissiper, l'enfante innocente, se laisser aller, diverger aux choses du monde et autres fantaisies qui ne sont possibles que dans le monde imaginaire qu'elle se crée, où elle se réfugie et où elle se permet de rêver à nouveau aux souvenirs d'une vie pure et candide. Des manières enfantines, des mimiques innocentes, des fantasmes de femme. Ses mains dessinent quelques arabesques folles sur la vitre teintée et elle s'en va, vagabonde, échappe à l'emprise d'un monde superficiel et perverti. Une âme blessée et débauchée mais un coeur inaccessible et secret, préservé de toute intrusion curieuse, la tienne, la sienne, les autres.

Et secrètement Ecstasy, elle attend patiemment. Elle attend sa revanche, sur ce monde si dégueulasse.

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PSEUDO : Polys.
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JOB : Roi d'En-Bas.

MessageSujet: Re: E C S T A S Y ♔ à consommer avec modération.   Mer 8 Mai - 15:16
Bienvenue Ecstasy ! Ta fiche est grnngnh. Une demoiselle avec un caractère particulier, une histoire bien écrite et fluide à lire. J'ai adoré son point de vue sur le Limehouse en plus. Je te valide avec plaisir ! Pense à aller faire recenser ton avatar. coeur
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E C S T A S Y ♔ à consommer avec modération.
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