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 Ta peau nue sous mes ongles et ton coeur entre mes dents.
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PSEUDO : Polys.
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MessageSujet: Ta peau nue sous mes ongles et ton coeur entre mes dents.   Mar 7 Mai - 23:21


BELIAL

sois belle et tais-toi





JOUEUR : t'es qui derrière ton ordi ?

POLYS

ÂGE ϟ too old to die young.
SEXE ϟ gamegirl.
ACTIVITÉ ϟ 10/10
REMARQUE ϟ grrr coeur

CARTE D’IDENTITÉ : montre moi tes dents



NOM ϟ Bélial.
SEXE ϟ Femme fatale.
ÂGE ϟ 25 ans.
NAISSANCE ϟ 11 septembre.
NATIONALITÉ ϟ En-Bas.
ORIENTATION ϟ Araignée.
PROFESSION ϟ Diva du Limehouse.
GROUPE ϟ En-Bas.




CARACTÈRE



Bélial danse autour de toi, Bélial danse pour toi. L’ombre de ses faux cils, le carmin de son rouge-à-lèvres – mince pourtant ce n’est pas ton genre de femme. Ses hanches glissent sur une rampe invisible, ton cœur frémit sur la montagne russe. Son regard noir s’accroche au tient, tes viscères sont liquéfiées par l’acidité de ses tendres fossettes. Les lumières frissonnent sur les murs mais toi tu t’en fous : son ombre dansante t’a chopé à la gorge et l’air manque dans tes poumons. Sa voix décolle de plusieurs octaves et tu t’envoles avec, elle s’enfonce dans les alto et tu pries pour la rejoindre dans ces bas fonts. C’est un rêve éveillé un fantasme devenu réalité : t’as plus qu’à tendre la main pour prendre une part de ce petit bout de femme.
Le bel oiseau de scène s’est transformé en tigresse ronronnant, elle ondule entre tes cuisses et maintenant c’est ton ventre qui vibre quand tu entends les feulements dans sa gorge. Ses mains sont expertes et sa bouche est du velours, ton cœur entiché est une montgolfière partie pour la stratosphère. C’est animal, elle sait tirer de toi tout ton plaisir et ta gratitude.
Maintenant c’est trop tard, le piège s’est refermé sur toi : l’amour rend aveugle et ses formes voluptueuses t’ont crevé les yeux. Bélial est une araignée et tu t’es pris dans sa toile. Elle a dansé pour toi, t’aura sucé jusqu’à la moelle et maintenant c’est la mort qui t’attend au tournant. Toi qui ne connais rien aux ombres de la ville de l’Envers tu la suis avec un bandeau sur les yeux, mais ta douce nymphe est en réalité une amère harpie. Au fond d’elle, elle n’est que colère et rancune pour ce bon roi qu’elle déteste avec ferveur, jalousie et méchanceté pour ces créatures comme toi qui se sont perdues dans les profondeurs. Elle t’emmène sur le pont en te susurrant de doux mots d’amour, te poussant du bout de ses doigts avec brusquerie. Quand les cauchemars t’envahissent, tu cherches le réconfort de sa voix derrière-toi : mais il n’y a plus personne, Bélial est partie. Et maintenant c’est l’heure de mourir.
HISTOIRE : raconte-nous tout

EN UN MOT : MA VIE.




Des petits pieds claquent sur le sol de Down Street, se mêlant au son de deux respirations sifflantes. Ils appartiennent à deux enfants qui redescendent à toute vitesse les escaliers comme si un chien enragé était à leur trousse – et en réalité c'est un vendeur de gâteaux fou de colère qui leur court après. Mais les deux sacripants sont agiles et filent entre les jambes des passants, se fichant éperdument du risque de tomber dans le gouffre de la rue. Ils arrivent enfin tout en bas et l'un des deux enfants s'immobilise devant le grand portail s'offrant à eux : il s'agit d'une gamine aux cheveux roux flamboyants et aux petites jambes couvertes de boue. Elle plonge les mains dans sa robe et en ressort deux croissants. L'autre enfant – un garçon à peine plus âgé aux mèches couleur corbeau – lui en prend un et croque dedans.

– Beuârk ! Ils sont touts secs, j'suis sûr qu'il les a volés En-Haut la semaine dernière.

La fillette hausse des épaules et avale le sien avec une rapidité affolante. Soudaine, elle se fige.

– Cass, tu as entendu ?
– Entendu quoi ?
– Je crois qu'il est toujours derrière nous.

Et en effet, le bonhomme enragé déboule au pied des escaliers. Les deux enfants poussent un cri en chœur et s'élancent à travers le portail ouvert. Les bruits de pas contre la pierre se transforment en succions dans la boue et en éclaboussures sur les mollets. La petite fille jète un regard par-dessus son épaule et voit l'homme s'arrêter devant le portail, le visage se partageant entre la colère et la peur.

Ils s'arrêtent après quelques minutes de courses, à bout de souffle. Ils se laissent même tomber à genoux dans la gadoue.

– Je pensais pas qu'il nous suivrait jusqu'ici ! Il est plus chiant que les autres, celui-là.
– Tu crois qu'il va nous attendre là-bas ?

Le garçon dénommé Cass fronce les sourcils, apparemment peu enthousiasmé par l'idée.

– J'espère pas. Quitte à choisir, je préfère encore la Bête !

La rouquine réalise soudain dans quel endroit ils se trouvent. Elle se recroqueville sur elle-même, regardant autour d'elle d'un air inquiet.

– On devrait pas être ici... maman nous l'a interdit.
– J'm'en fous Bel, c'est ta mère, pas la mienne.

Bel la rousse l'assassine du regard.

– C'est comme si c'était ta maman, alors hein.

Le garçon l'ignore et le silence se prolonge. La petite se rapproche de lui pour se blottir entre ses bras.

– J'ai un peu peur, Cass. On peut partir, maintenant ?

Il lui adresse un sourire rassurant et la prend par la main.

– Peur de quoi, Bel ? De la bête ? C'est pas à toi d'avoir peur, t'es née En-Bas alors ici c'est chez toi. C'est plutôt ces imbéciles d'En-Haut qui devraient avoir peur. Et puis tant que tu seras avec moi, tu risqueras rien. D'accord ?

Elle hoche vigoureusement la tête, acceptant le fait qu'elle doit mépriser ces gens venus du monde extérieur parce que celui qu'elle considère comme son modèle les déteste. Elle le suit aveuglément jusqu'à la sortie du labyrinthe, regardant parfois par-dessus son épaule en se demandant si un jour elle reviendra ici. Si un jour, c'est elle qui guidera quelqu'un dans ce lieu dangereux.




Le temps a passé, les deux enfants sont presque devenus des adultes. Cassiopée est bel homme, Bélial est une jolie fille. Ils sont assis dans le fumoir, Bélial entre les jambes du garçon, son dos appuyé contre son torse. Tous les deux ne disent rien, observant la salle et s'échangeant de temps en temps le tuyau du narguilé. Bélial est si bien qu'elle pourrait presque s'endormir. Quand un homme entre, elle sent Cassiopée se crisper.

– Qu'est-ce qu'il fiche là, lui ? Il n'a rien à faire ici !

Bel dévisage cet homme à carrure musclée mais à l'allure réservée. Elle se tourne vers son ami.

– Pourquoi dis-tu ça ? Le connais-tu ?
– Il vient d'En-Haut, c'est évident. Regarde comme il a l'air perdu.

Elle ne dit rien, continue de regarder l'homme. Son regard glisse sur son corps, le croque de toutes parts. Son regard croise le sien et il détourne les yeux.

– Il est plutôt charmant.

Elle dit ça sur un ton sérieux, mais dans le fond elle sait qu'une telle remarque va faire enrager son ami et elle se réjouie de le rendre jaloux.

– Alors pourquoi tu ne vas pas le voir ?

Elle se tourne vers lui, déstabilisée. Bélial ne s'est pas attendue à cela. Elle dévisage celui qu'elle considère comme son meilleur ami, son frère, son modèle, son amant aussi de temps en temps. Elle ne comprend pas.

– Qu'est-ce que tu veux dire ?
– Si tu as envie de lui parler, vas-y, je t'en empêcherai pas. Mais tu seras vite déçue – n'oublie pas qui il est ni d'où il vient.

Bélial s'assombrit, fronçant les sourcils et regardant l'homme froidement désormais.

– Tu n'as pas tord... Il vient d'En-Haut, alors qu'est-ce qu'il en a à faire de moi ?

Cassiopée l'attrape par les poignets et la tourne pour qu'elle soit face à lui. Son visage est grave, ses yeux sont perçants. Pendant une seconde, Bélial a peur qu'il soit en colère contre elle.

– Tais-toi Bel, c'est pas ce que je voulais dire. Tu peux l'obtenir comme tu veux ce crétin, regarde ton corps, utilise-le. T'es intelligente, lui il connait rien de notre monde. Va le voir. Fais comme si tu voulais me séduire moi.

Bel tourne la tête vers l'homme désormais installé à une autre table puis revient sur Cassiopée. Elle est hésitante et le garçon semble le remarquer, alors il l'embrasse brièvement. Elle se sent rougir et a un peu honte : Cassiopée ne l'embrasse presque jamais, même lorsqu'ils font l'amour ensemble. Pour cacher sa légère gène, elle se lève.

– D'accord. Je vais le faire.

Alors qu'elle s'avance vers sa proie, elle réalise pour la première fois qui elle est vraiment. Elle quitte son enveloppe d'enfant pour investir les courbes fougueuses d'une femme : Bélial est presque là.




Allongée sur le dos, Bélial observe l'homme à côté d'elle. Il n'est pas très beau, ni très charmant, mais elle aime bien le regarder quand même. Pendant qu'il se rhabille, il dit :

– Désolé, je dois partir maintenant. Il faut que je me rende au marché flottant avant qu'il ne disparaisse.

Bel roule dans les draps et attrape sa robe jetée négligemment sur le sol pour l'enfiler.

– C'était très bien... On se reverra, n'est-ce pas ?

Elle s'immobilise quelques secondes puis se tourne vers l'homme. Sourire ravageur.

– Bien sur. On peut même aller sur le marché ensemble, si tu veux. Je n'ai rien d'autre à faire.

L'homme est soulagé, heureux de ne pas être jeté par ce beau morceau de femme. Il lace ses chaussures et se redresse. Un coup d'œil à sa montre le fait paniquer.

– Il faut qu'on se dépêche alors, si on ne veut pas le rater.

Bélial glisse du lit et passe derrière lui, caressant sa nuque du bout des doigts.

– On y arrivera plus vite en passant par le pont. Peut-être même qu'on aura dix minutes rien que pour nous.

L'homme la suit à l'extérieur, la mine soucieuse.

– Quel pont ? Pas celui de la nuit, j'espère ?


Bélial roucoule. Elle sent que c'est déjà dans la poche.

– Si. Pourquoi, tu as peur ?

Silence.

– Tant que tu seras avec moi, tu ne risqueras rien.

Cette phrase, elle a l'impression qu'elle résonne dans son oreille et dans sa bouche tant elle est vide de sens. Mais ça, l'homme ne s'en rend pas compte, alors il accepte.

A l'entrée du pont, Bélial le prend par la main comme un enfant. L'obscurité les avale et elle sent dans la poigne de l'homme qu'il n'est pas rassuré. Elle continue d'avancer. Bélial est sereine, elle n'a pas peur du noir et des ombres qui s'y cachent. C'est son monde à elle, Cassiopée lui a appris à ne plus le craindre.

Dans sa main, elle sent les doigts de l'homme glisser puis lui échapper. Un sourire s'étire sur ses lèvres lorsqu'elle arrive de l'autre côté. Bélial attend quelques minutes avant de partir rejoindre Cassiopée lui raconter ses derniers jours. Elle est seule.

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