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 OPÉRATION RAPT ▬ Harry, Stanislas, Pierre
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MessageSujet: OPÉRATION RAPT ▬ Harry, Stanislas, Pierre   Dim 16 Juin - 17:18


Avec ta fermeture Éclair remontée jusqu'au cou et tes poings serrés à t'en faire pâlir les jointures, tu avais vraiment l'air d'un mec suspect, pas très net. Non, décidément, pas net du tout. Surtout avec ta démarche droite, régulière, tes jambes collées l'une à l'autre, sans parler de tes paupières à peine entrouvertes. Néanmoins, tous tes sens étaient aux aguets : on ne savait jamais, cet ado débraillé pourrait se décider à décapsuler sa cannette, tout comme ce sale clébard était susceptible d'ouvrir sa vessie au coin d'un arbre. Toi, le justicier du scellage, tu étais là pour les en empêcher, pour que tout reste bloqué. Qu'est-ce que l'on ne ferait pas sans toi !

La patrouille du jour consistait à inspecter la petite porte de Orne Passage. Ah, si seulement un petit malin ne s'amusait pas à l'ouvrir à chaque fois que tu passais dans le coin ! Cela t'éviterait bien des trépas. D'ailleurs, si jamais tu l'attrapais, nul doute que tu lui apprendrais à… à la fermer. Pas sa gueule, la porte, bien sûr. De toute manière, les gens ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez : ils ne comprenaient pas à quel point une porte fermée, verrouillée, avec dix cadenas dessus, était absolument parfaite et primordiale.

Donc, et ce pour la énième fois, tu pénétras dans l'étroite et sombre ruelle, bien armé de la lampe torche qui éclairait ton chemin. Elle était là, juste sous tes yeux. La petite porte de Orne Passage. Et tu sais quoi ? OUVERTE. Inutile de conter la suite : nous savons tous parfaitement que tu allais t'empresser de la fermer, d'y rajouter on-ne-sait combien de cadenas (bien que ceux-ci disparussent étrangement après toutes tes visites), de veiller à ce qu'aucune paire d'yeux égarée n'ait eut vent de la scène, puis enfin de repartir comme tu étais venu.

Sauf que, comme rien ne se passe jamais comme prévu, rien ne se passa comme prévu.



ALLEZ-Y FRAPPEZ-MOI ! D8 Désolée, c'est tout bonnement nul, j'aurai pu faire mieux mais vwala. Mais ça s'arrangera au fil des posts, parce que l'entrée c'est l'entrée, quoi.
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MessageSujet: Re: OPÉRATION RAPT ▬ Harry, Stanislas, Pierre   Lun 17 Juin - 11:17


Il se demandait bien ce qu’il allait faire là-bas aujourd’hui. Là-bas. En-bas.
Ce n’est pas comme si il n’avait pas eu le temps d’y réfléchir. Toute une semaine de cours passée la tête dans les nuages, à se questionner sur ce qu’il devait emmener pour sa deuxième excursion dans le monde souterrain. Bocaux, filets à papillons, lance-pierre, lampe torche ? Tiens, il aurait bien aimé tout ça. Mais ce n’était pas comme s’il partait à la chasse aux pokémons. Ce n’était pas comme si il s’agissait d’un voyage sans retour.

Malheureusement.

Au fond, ça le rendait fou de ne partir que pour une seule journée. Une petite journée.  A traduire par 24h de probable divertissement dans sa longue vie d’ennui .
Elles avaient commencées par le bruit de la pluie sur les carreaux des fenêtres. Harry s’était réveillé tôt . Et seul. C’était un dimanche, et le dimanche, plus personne n’est dans le pensionnat. Tout le monde est avec sa famille. Presque tout le monde.  Il avait arpenté les couloirs du pensionnat à moitié vide, et s’était repu du grincement des vieilles planches du parquet. Ah. Qu’il aimait ce son. Les courants d’air qui gémissent, les fantômes qui laissent échapper une dernière plainte avant de retourner au tombeau. Douce mélodie.

Puis il était sorti dans les rues de Londres.
Les rues de Londres étaient elles-aussi remplies de fantômes. Mais pas de fantômes dont Harry aime la présence. Il s’agissait là de fantômes encore vivants. Ils marchent. Regardent sans vraiment voir. Se suivent. Et finissent par s’agglutiner aux bouches de métro, se rendant docilement dans leur lieu de damnation. Tous ces gens, tellement de gens. Ils lui donnaient tous l’envie de vomir. Tous. Autant qu’ils étaient.
Frêle figure dans cette marée spectrale, Harry restait discret. Ça, il savait faire. Défiler comme une ombre, faire en sorte de se faire oublier. C’était son quotidien, de disparaître à la vue de tous. Enfin, de presque tous. Il y avait toujours des gens, comme lui, qui aimaient trop la vie telle qu’elle leur paraissait pour la laisser mourir. Mais ils étaient bien rares ces gens. Bien rares.

Arrêt à Westminster. Trottoirs. Rues. Trottoirs. Harry, en jeune garçon méticuleux, suit son chemin sans faire de détours. Voilà. Il y est presque. Il n’a plus qu’à tourner à droite, après ce peuplier.
La petite ruelle est toujours aussi sombre. Rassurante et douce, comme un cocon. Harry y marche doucement, écoutant le bruit de ses pas résonner sur les pavés. Tac tac tac tac. Il s’arrête.

Devant la porte. Il y avait quelqu’un.

Une longue forme échevelée,  toute droite et toute raide, qui reste là, à contempler la porte. La porte fermée. FERMEE ? Harry marche plus vite, et va, comme ça, tout près de la grande forme. Il voit des cadenas, tout plein de cadenas sur la petite porte qui, la dernière fois qu’il était venu, était toute grande ouverte. Il reste un moment là à l’observer, cette petite porte, avant de se retourner vers l’homme (car c’était un homme), qui se tenait devant, droit, raide, piquet. Il était un peu bizarre, avec son col monté jusqu’en haut, et ses yeux sombres dans lesquels se reflétaient l’image d’un petit garçon  à l’œil unique et aux cernes prononcées !
Harry, ce n’est que ton reflet.
Car les yeux de cet homme, dans la pénombre, semblent déjà morts. Harry continue son inventaire, et voit que l’homme en question a des choses dans ses mains. Des clés ? Son regard fait l’aller-retour entre les cadenas et les mains blanches du drôle de monsieur.
Puis, Harry ouvre la bouche et dit, simplement et platement.

« Vous pouvez ouvrir cette porte s’il vous plait ? »

Il ne sait pas qui est cet homme bizarre,  mais il sait qu’il était là avant lui. Il sait qu’il a des clés. Et puis, c’était une grande personne. Et les grandes personnes ont toujours la prétention de pouvoir tout régler. Pourquoi ferait-il exception ? Alors Harry reste là, planté devant cet homme si grand, le regard morne … et l’envie irrépressible d’accélérer le temps.

Et la journée ne faisait que commencer.

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