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 P., PIERRE ϟ Un petit conseil : ferme-la
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PSEUDO : Dieu-Truite
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ÂGE : 41

MessageSujet: P., PIERRE ϟ Un petit conseil : ferme-la   Sam 15 Juin - 21:31


PORTE, PIERRE

un petit conseil : ferme-la





DIEU-TRUITE, la réincarnation.

DIEU-TRUITE


ÂGE ϟ 13 ans.
SEXE ϟ Féminin.
ACTIVITÉ ϟ Je pourrai sûrement passer tous les jours et avoir une activité HRP régulière, et sauf exception – panne d'inspiration, de motivation – inRP également. :3
REMARQUE ϟ Très beau forum ! Le thème est joli, les couleurs douces, et j'aime beaucoup le fait d'avoir mis les catégories en onglets, c'est bien plus pratique ainsi. Je n'ai pas lu le livre duquel est tiré le contexte mais l'intrigue a l'air super attrayante donc je ne pense pas avoir de souci à me faire ! ^^ Par contre, ce serait encore mieux si l'on pouvait souhaiter la bienvenue directement sur les fiches. :<

PIERRE, tu es vide ; vide de sens




NOM ϟ Porte. Tu t'es toujours demandé pourquoi pas « Door ».
PRÉNOM ϟ Pierre. « Rock », ce serait mieux, certes !
SEXE ϟ Masculin.
ÂGE ϟ 35 ans.
NAISSANCE ϟ Toi, tu nous diras que, tout comme la clef, tu es venu au monde au deuxième millénaire avant J-C. Mais non, en fait, tu es juste né un 10 décembre.
NATIONALITÉ ϟ Tu as souffert de la francophilie de ses parents, mais à part ça tu es un Anglais pure souche.
ORIENTATION ϟ Indéterminée.
PROFESSION ϟ On peut penser que tu es serrurier, mais par prudence, beaucoup évitent de faire appel à toi. Avoir 36 cadenas à sa porte, il n'empêche, c'est énervant !
GROUPE ϟ En-Haut.

PSYCHOLOGIE




Tu es maniaque, Pierre, tu l'as toujours été. La raison ? Tout doit être fermé. Cadenassé, clôturé, verrouillé, et à double tour. Ou plutôt à triple ! Quand c'est ouvert, voire entrouvert, c'est imparfait, ce n'est pas ce que tu veux. C'est tellement désagréable que tu sens rapidement une vive sensation de mal-être te gagner, comme si… comme s'il manquait quelque chose. C'est un vide, un trou, une interstice entre deux morceaux de métal. Qui te titille, t'embête, te turlupine. Venons-en donc à l'inévitable question : comment combler le trou ? C'est simple ; il manque simplement la clef. On ne va pas te faire un dessin. Sans clef, une serrure n'est rien. C'est comme un corps sans âme ! Une clef, ça permet de fermer une porte. Un corps, ça permet de transporter une âme. Sauf qu'une clef, ça permet aussi d'ouvrir une porte, et là est bien le problème. Tout doit être fermé, c'est essentiel, c'est vital, c'est irrépressible.

De ce fait, Pierre, c'est immanquable : tu restes dehors, là où rien n'est fermé. Te voilà investi d'une mission suprême : celle de bloquer chaque accès se présentant à toi. Le kit du serrurier à l'épaule, tes yeux perçants scrutent les alentours en passant au peigne fin la moindre petite boîte, bouche d'égouts, cheminée. Et qu'importe si la fumée reste coincée à l'intérieur, tant qu'il y a une cheminée percée, il faut la boucher ! D'ailleurs, c'est pareil pour les bouches : plus elles restent « cousues », mieux c'est. C'est ce que tu tenteras – vainement, en général – de faire comprendre aux passants à l'aide de mimiques toutes plus ridicules les unes que les autres. Comme quoi, apprendre le langages des signes ne serait pas si inutile, finalement !

Mais, Pierre, il y a quelque chose que tu nous caches. Pourquoi ce besoin constant de plénitude ? Pourquoi cette aversion pour les échancrures ? Peut-être car tu n'es toi-même pas très ouvert d'esprit. Ou bien est-ce pour combler le vide qui s'est creusé en toi ? Oui, c'est cela, Pierre : tu es vide. Vide d'émotions, vide de bonheur et de joie. Ce dont tu es plein, en revanche ? De trous, on l'avait compris.
PIERRE, passe par la porte en sortant.

BIOGRAPHIE




Il y a un fait, Pierre : tu n'aimes pas les Français. Non, non, autant dire que tu les abhorres, les exècres, les vomis même. Ils te sortent par les yeux, ces maudits Français, avec leur petit béret et leur baguette de pain ! Avec leur tourisme, leurs parfums, leur vin et leur saucisson. Décidément, un Français, c'est détestable à souhait. Un Français, c'est vantard aussi. Un peu trop, même. Ça ne prend même pas le thé, ni n'a de beaux taxis, pas plus que de jolies villes. Franchement, qui voudrait être Français ? Certainement pas toi, Pierre ! Pourtant, tu l'es bien plus que la plupart des gens. Car, Pierre, il y a une porte que tu n'as jamais réussi à fermer : celle qui s'ouvre sur ce pays.

Or, ce n'est pas toi, Pierre. Tu n'y es pas pour grand-chose, dans l'histoire. Peut-être ton rôle est-il simplement celui, passif, de la victime ? Ceci dit, c'est là un bien grand mot : Pierre, toi qui as toujours vécu dans la paix, la joie et la bonne humeur, d'où donc te viennent ces manies ? On dit souvent que la pomme ne tombe jamais loin de l'arbre. Comme quoi, les citations contiennent toujours une part de vérité ! Car, oui, Pierre, c'est ton cas. Tu es un sosie, comme les autres, un clone, un énième copié collé. Ce qui n'est pas pour te déplaire, certes, mais dans une vie tout est lié, des Français jusqu'aux portes. Oui, oui.

Quand on naît de parents francophiles dans l'âme qui sont allés jusqu'à changer de nom pour se complaire dans leur hobby, assurément, on les trouve un peu douteux, ceux-là. Surtout quand ils décident de nous nommer Pierre, un nom typiquement franchouillard. Voilà déjà une première différence avec la France : en Angleterre, au moins, pas besoin de l'autorisation du gouvernement pour devenir Mr. Ou Mrs. Dupont ! Maintenant, pourquoi Porte, me direz-vous ? Eh bien, quand les parents en question sont eux aussi serruriers, pas besoin de réfléchir longtemps. Porte, c'est court, ça claque, c'est french.

Mais les années passaient et tu te rendais bien vite compte que pour tes parents, une seule – ou plutôt deux – choses comptaient. France, serrures ; serrures, France. C'était gavant, oppressant, tu ne faisais pas un pas en dehors de chez toi qu'un : « Pieeerre, tu as bien fermé la porte ? » retentissait dans ton dos. Et là, tu soupirais, las, en te promettant de quitter cette famille de fous dès que l'occasion se présenterait. Un serment tenu, mais, hélas ! pas comme tu l'aurais souhaité.

Au fil du temps et avec force de maturité, tu finis par les écouter. De toute façon, ça ne pouvait pas être plus mal : enfermé dans ta chambre à double tour, et hop ! te voilà débarrassé des incessantes consignes de tes géniteurs. C'est ainsi qu'en voulant t'en éloigner, tu te rapprochas d'eux. Autant dire que chez toi, ça sentait à plein nez le renfermé. Mais bon, peu importait ! Du moment que tout était bien clair et net, qu'il y avait une frontière distincte entre toi et tes parents, tout allait pour le mieux. Tu te fichais pas mal des volets barricadés, du noir absolu régnant dans les pièces de la maison. Car là intervenaient les ampoules électriques : qui disait lampe allumée, disait circuit fermé. Même de simples jeux de mots atteignaient ton esprit tatillon !

Et puis un jour, comme tout jeune adulte en quête de liberté, tu pris ton envol et partis loin, très loin de tout ça. Tu t'installas à Londres, dans un petit studio du centre-ville. Il y avait là un avantage certain : plus c'était petit, moins il y avait de choses à fermer. C'était donc beaucoup mieux comme ça. Mais un jour, tu reçus un paquet. Un petit paquet, une petite boîte. Cubique. Fermée. Toute nette. Mais ça, tu ne le savais pas, pour la simple et bonne raison que le colis se trouvait premièrement dans ta boîte aux lettres.

Cette même boîte aux lettres qui devait à tout prix, essentiellement, à tout péril, rester fermée ! Alors, bien sûr, tu ne découvris jamais le contenu de cette chose. Bien qu'au fil du temps, plusieurs s'entassassent à ses côtés, bien que tu les observasses de temps à autre, sans pourtant te demander ce qu'elles pouvaient bien contenir. Car tu es vide, Pierre. Mais si tu avais malgré toi pris la clef de ta boîte aux lettres, si tu avais lu la missive de Rhadamanthe, tu aurais su que la porte de Orne Passage – celle qui était toujours ouverte, quand tu passais devant, et que tu t'empressais de refermer – n'était pas une simple porte. Qu'elle pouvait te mener ailleurs, encore plus loin de tes parents, très loin, bien loin, tout seul. Mais tu n'étais pas fichu de voir plus loin que le bout de ton nez. Et justement, Pierre, En-Bas, c'était encore loin. Très loin.
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PSEUDO : Polys.
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MessageSujet: Re: P., PIERRE ϟ Un petit conseil : ferme-la   Dim 16 Juin - 12:55
Bienvenue Pierre ! Ton personnage est super intéressant, sa manie (le mot est faible je crois) de vouloir tout fermer est super originale. Tu es validé !! File donc fermer toutes les portes d'En-Bas. coeur
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P., PIERRE ϟ Un petit conseil : ferme-la
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