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 Qu’est ce qu’ils foutent ? – Ils essaient d’êtres heureux ... Stanislas D.
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PSEUDO : Ptit Lu'
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MessageSujet: Qu’est ce qu’ils foutent ? – Ils essaient d’êtres heureux ... Stanislas D.   Ven 14 Juin - 17:31


DIËTRICH STANISLAS
                                                           
Qu’est ce qu’ils foutent ? – Ils essaient d’êtres heureux ...


 


 
JOUEUR : t'es qui derrière ton ordi ?

Ptit Lu’


ÂGE ϟ 18 longues années que je me lève avec pour première envie : Manger. (ou faire caca, au choix)
SEXE ϟ Il me semble, si je ne m’abuse, que je ne suis pas une escargotte  ~ (Je suis née dans une rose)
ACTIVITÉ ϟ 7/10
REMARQUE ϟ Midona en vrai elle est pas rousse. Sinon, je vous dirais bien qu’ici c’est tellement beau que j’épouserais quiconque m’en fera la demande juste parce que, c’est beau, et que même un moche ici me paraîtra beau.

CARTE D’IDENTITÉ : montre moi tes dents



 
NOM ϟ Diëtrich.
PRÉNOM ϟ Stanislas.
SEXE ϟ Masculin.
ÂGE ϟ 15 ans.
NAISSANCE ϟ 12 mars.
NATIONALITÉ ϟ Autrichien. (Parce qu'un Conquistador est passé par là)
ORIENTATION ϟ J’aime ce qui est beau.
PROFESSION ϟ Collégien. 
En recherche d’une activité, légale ou non, qui lui permettrait de monter et descendre à sa guise.
GROUPE ϟ En-Haut.


CARACTÈRE

 



« J’aime les humains parce qu’ils sont détestables. Non en fait je ne les aime pas. Je les hais. Mais je fais semblant de les aimer. Autrement, ça les effraierait. Parce que moi je suis parfait. Et les choses parfaites, doivent faire semblant d’être imparfaites. »
Stanislas D.
 
Stanislas est un miroir. Un miroir qui vous renvoi votre image comme vous voudriez qu’elle soit. Un miroir lisse et vide, qui ne se remplit que dans l’acte de contemplation.

Non pas qu’il soit menteur, non, mais il est juste comme ça Stanislas, sans personnalité, il s’adapte à celui qui se trouve en face de lui pour cacher ce qu’il est réellement.
 
Au qu’en diras t’on, les adultes ne tarirons de compliment à l’égard de ce jeune garçon. Quand ils iront vous chanter ses louanges sur tous les toits de la ville, mignon, attendrissant, charmant, souriant, intelligent, timide, je vous dirais, répugnant, repoussant, perfide, vicieux, manipulateur mais certes … très intelligent.
 
Les enfants eux, se méfient de lui. Peut être ces êtres étrange ont-ils les pouvoir de briser le miroir, peut être n’ont-ils pas de reflet ?
A vrai dire, Stanislas n’est pas un garçon des plus sociables. Il n’adresse pas la parole aux autres enfants. Pour lui ils ne sont que quelques déchets de plus sur cette planète qu’on aurait mieux fait de tuer dans l’œuf plutôt que de leur donner la vie. Mais, le compte de la timidité est ici vainqueur en apparence.
 
Car oui Stanislas est ainsi. Il déteste toute chose sur ce vaste donnant le moindre signe de vie. Dégoutté surtout de l’humanité, il passe ses journées à observer, enfermé dans son carnet de croquis, seul chose qu’il pourrait dire aimer, s’il savait au moins ce que ce mot pouvait réellement signifier.
 
Pourtant, la vie, du moins la sienne, possède à son égard un quelconque intérêt. S’instruire. Emmagasiner un maximum d’information. Savoir tout faire ; Etre parfait. Parfait dans tous les domaines. Écraser les autres quel qu’en soit le prix. C’est ce qui guide ce gamin espiègle et bourré de rancœur dans les tourments qu’apportent l’adolescence.

Au final, ce n’est qu’un être humain comme les autres, que je vous prie de pardonner d’avance. L’Homme n’est pas parfait, et surement pas Stanislas, un simple gamin un peu trop fragile que l’on a jeté trop rapidement dans ce que nous appelons tous « Réalité ». 
 
HISTOIRE : raconte-nous tout

EN UN MOT : MA VIE.

 



Et c’est ainsi que tout commença ?

Je n’avais que 9 ans à l’époque et déjà le monde me paraissait morne et vide de sens. Souvent ma mère me racontait des histoires, qui tenaient toutes une morale bien précise. Ma préférée était une comptine de Jacques Prévert. Le Chat et L’oiseau.


Un village écoute désolé
Le chant d'un oiseau blessé
C'est le seul oiseau du village
Et c'est le seul chat du village
Qui l'a à moitié dévoré
Et l'oiseau cesse de chanter
Le chat cesse de ronronner
Et de se lécher le museau
Et le village fait à l'oiseau
De merveilleuses funérailles
 
Et le chat qui est invité
Marche derrière le petit cercueil de paille
Où l'oiseau mort est allongé
Porté par une petite fille
Qui n'arrête pas de pleurer
Si j'avais su que cela te fasse tant de peine
Lui dit le chat
Je l'aurais mangé tout entier
Et puis je t'aurais raconté
Que je l'avais vu s'envoler
S'envoler jusqu'au bout du monde
Là-bas c'est tellement loin
Que jamais on n'en revient
Tu aurais eu moins de chagrin
Simplement de la tristesse et des regrets


 
Il ne faut jamais faire les choses à moitié.

Faire les choses à moitié. C’est peut être ce qu’avait fait mon père en jetant à l’eau ce sac en toile troué remplit de chatons. La rivière, bien qu’en profondeur j’arrivais à m’y plonger jusqu’aux épaules, entravée de Tronçons et de branche ne possédait pas un fort courant. Alors les chatons pour la plupart s’en sortaient, après quelques efforts,  ils regagnaient doucement la rive par un chemin laissé là au hasard du temps. 

L’un d’eux pourtant n’y arrivait pas, Il avait beaux faire tous les efforts possibles, il coulait à pique chaque fois qu’il bougeait pour tenter de se dégager de l’emprise de l’eau. Je restais là, une éternité qui n’avait duré que quelques minutes, à observer la mort s’emparer brusquement d’un être qui n’avait pas demandé à vivre, à écouter les jérémiades d’une pauvre chose qui me suppliait d’aller à son secours.
 
-  Monsieur Stanislas ? Que faites vous, votre mère vous demande.
 
Je regarde la crasse de ce monde se faire engloutir par la seule chose encore capable de la laver.
 
-Pardonnez-moi, je m’étais perdu en suivant un papillon
 
Disant ses mots je lui servais mon sourire le plus faux et le rejoignais en courant comme tout petit garçon de mon âge l’aurait fait. Laissant derrière moi mon occupation macabre.

Mon enfance fut ainsi ponctuée de ces petites observations, qui m’indiquaient que la vie n’était vraiment pas quelque chose d’exaltant, et que la race humaine deviendrait vite une vielle loque que j’exécrerais.
 
C’est à l’enterrement de mon père que mon jugement sur celle-ci tomba. Je n’éprouvais aucune peine a sa mort bien au contraire. Qui regretterait vraiment l’existence d’un homme dont le ventre n’était plus que le fut d’un vieux vignoble français, et dont la mort s’était résumée à une malheureuse maladie vénérienne qu’une de ses charmantes maîtresses lui avait laissé en souvenir ?
Pas moi, mais puisque j’étais parfait, il fallut bien que je dépose quelque larmes de joies sur le cercueil de sapin vernis orné d’or, d’un déchet qui finirait dans la fausse commune quand le rôle me reviendra de payer son emplacement au cimetière.
 
Ni tous ces menteurs, dont la moitié ne venait que pour se repaître de la peine d’une famille brisée et ruinée, qui versaient tours à tours larmes de crocodiles et autres artifices en récitant quelques discours de bon chrétiens pour racheter leurs âmes auprès d’un seigneur inventé par l’homme, pour remplir les caisse des hommes, et tenir les hommes, sous le joug d’autres hommes.
 
Ma pauvre mère était surement la seule personne, qui malgré tout ce que cette ordure lui avait fait subir, versait des larmes sincères en ce jour de fête. Car oui, un enterrement est une fête en soit. On y mange, et on y discute. Comme dans une fête.
 
Cette femme qui m’avait engendré, je la détestais plus que tous les autres, pour sa joie. Pour son sourire intarissable malgré la maladie qui la gagna quelques années après.
J’avais 13 ans, et l’on me jugea assez grand pour m’expliquer ce qu’était une pneumonie, et quelles en étaient les conséquences pour une femme petite et chétive, qui n’avait plus assez d’argent pour se payer des soins adéquats.
 
Je la détestais pour son courage, pour sa douceur et pour l’amour qu’elle me donnait quand moi je la regardais simplement mourir. Je la détestais pour cette peur qu’elle n’avait pas, pour cette force qu’elle possédait, et pour ce fils que je n’étais pas.
 
Je l’aimais. Je l’aimais plus que quiconque n’aurait pu l’aimer sur ce foutu monde. Mais elle, elle est partie. Elle m’a abandonné. En me laissant de quoi survivre : Une inscription, entièrement payée jusqu’à la fin de mes études au pensionnat - Eton collège, à Londres. Loin de L’Autriche. Loin de tous ces monstres. Comme si … comme si elle me connaissait vraiment.
 
-         Toutes mes condoléances Monsieur Diëtrich.
-         Je n’ai pas peur …
-         Pardonnez-moi ?
-         Je n’ai pas peur. Je n’ai pas peur de la mort. JE N’AIS PAS PEUR ! JE VOUS HAIS ! Je vous hais ! je vous hais ! je vous hais ! TOUS ! Je veux avoir peur … JE VEUX SOUFFRIR, JE VEUX AIMER, JE VEUX SAVOIR CE QUE CA FAIT DE VIVRE, et de regretter …
Faites les disparaître maintenant. Je veux êtres seul. Vous ferez incinérer ma mère. Et je veux que personne ne soit présent. Seulement moi. Moi, et personne d’autre. Pas même vous. Ensuite vous me conduirez au Eton collège, et vous serez congédié. Je me fiche de votre famille, ou de votre santé. Vous pourrez bien crever dans un caniveau que ça ne me ferait ni chaud ni froid. Contentez vous d’obéir à ces derniers ordres dans le respect de ma mère et disparaissez à jamais.
-         Bien Monsieur.
 
Je n’eu jamais l’occasion de savoir si cet homme qui aurait put me dire de me débrouiller seul, avait mit mon discours sur le compte de la tristesse et de la fatigue, ou avait assez de respect envers ma défunte mère pour supporter la haine d’un gamin pré-pubère.
Je sais par contre, que ces larmes furent les dernières que je versais. Avant d’entrer dans une sorte de sécheresse ophtalmique presque inquiétante …
 
Deux longues années passèrent dans ce pensionnat pourrit. Deux années qui me suffirent à juger que Londres n’était pas mieux que l’Autriche.
 
Les autres se ressemblaient tous, aucuns n’était vraiment sincère, tous se voilaient la face et jouaient joyeusement, pendant que moi je faisais semblant d’exister. Un seul autre élève sortait du l’eau. Un garçon de mon âge, un peu plus petit que moi avec un bandeau sur l’œil, qui passait son temps à écrire dans un carnet quand moi je croquais tout ce qui me passait sous les yeux. Y comprit lui. Qui occupait plusieurs pages de mon carnet.
 
Ma vie passait au ralentit, et je m’effaçais d’elle petit à petit, devenant un simple spectateur. J’étais devenu l’écran d’une fausse personnalité que j’arborais au jour le jour pour faire comme tout le monde en attendant que cela cesse.

Et cela ne cessa pas. Mais quelqu’un ou quelque chose, apporta une petite chose noir et carrée, qui dans sa contenance, m’apporta la certitude qu’il y avait encore des connaissances à acquérir avant d’en finir. Je choisissais d’espérer, d’espérer qu’en allant en bas, je goutterais enfin à la vie.
 
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MessageSujet: Re: Qu’est ce qu’ils foutent ? – Ils essaient d’êtres heureux ... Stanislas D.   Dim 16 Juin - 12:38
Bienvenue Stanislas ! Ton personnage est trop badass, j'adhère complètement à ses petits sourires de gentil manipulateur. Puis le petit clin d’œil à Harry à la fin de l'histoire, c'est coule ! Sur ce, je te valide et t'invite à faire recenser ton avatar. coeur Et au fait merci pour la fable, je ne la connaissais pas et j'ai eu un petit coup de cœur.
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